Le parcours
1° Etape
2° Etape
3° Etape
4° Etape

Ma préparation

Janvier et Février furent des mois calmes pour des raisons professionnelles. En Mars, je peux enfin m'organiser pour mes entrainements, même si c'est un peu compliqué. J'espère que je pourrais me préparer comme nécessaire. Les premiers brevets ne poseront bien sûr pas de souci, mais à partir du 300, je saurais si les choses prennent bonne tournure.

100 km à Laval le 19 mars
Ce n'est pourtant pas si simple. Dès le brevet de 100 km, les premières difficultés apparaissent. Il est vrai que les conditions météo n'étaient guères favorables car, bien que le temps soit au sec, le vent d'Est est violent et ma première sortie en assurant le rôle de capitaine de route est bien difficile. Après une dizaine de km à l'abri durant la 1° étape, je peux reprendre ma place en tête de groupe, pour ne plus la quitter.

200 km à Laval le 2 avril
Pour le 200, les choses sont différentes. Le vent est toujours présent, mais d'Ouest cette fois. Peu après le départ, je m'arrête avec 5 autres cyclos pour venir en aide suite à une crevaison. Nous rentrons sur le groupe à l'étape à Pouancé. Une fois rentré sur le groupe, je reste à l'arrière pour assurer la sécurité. Je constate alors que le partage de la route avec les automobilistes est très difficile, beaucoup d'entre eux ne s'occupant pas des signes les invitant à attendre car il ni a pas possibilité de doubler le groupe. L'après midi, je prend place à l'avant et constate le mêmes problèmes, et pire car certains marquent leur mécontentement de nous rencontrer sur la route en se rabattant très rapidement. Il est dommage que lors de ce brevet, quelques cyclos se soient présentés au départ sans avoir les conditions requises pour réaliser correctement cette journée, ce qui pénalisa l'ensemble du groupe. Quelques Audax Lavallois ont organisé un grouppeto, pour permettre à ces participants de rentrer à Laval dans un 2° groupe, à une allure modérée.

210 km de Parigné l'Evêque (72) à Huisseau sur Mauves (45) le 17 avril
L'occasion était trop belle, et je profite de cette possibilité de faire plus de 200 km pour préparer les échéances à venir et pour valider des BPF : Poncé sur Loir qui me permet de cloturer ma carte de la Sarthe, Montoir sur Loir, Chateau Renault puis Chenonceaux et Chambord. J'ai délaissé, à tort ou à raison St Aignan sur Cher, craignant la longueur de la journée. La météo n'était guère agréable : la pluie le matin, un vent fort par la suite, mais qui m'a été très favorable après Chenonceaux, je n'ai pas eu en m'en plaindre.

300 km à Ernée le 23 avril
Le brevet de 300 est organisé par les Randonneurs Ernéens mais, comme ils sont peu nombreux à participer, Jean-Philippe et moi prenons une nouvelle fois le rôle de capitaine de route. Nos rôles sont bien répartis: il tient le circuit et moi la montre. Les 2 groupes sont restés compacts tout au long de la journée, et nous avons assuré le maintien des horaires malgré un temps encore venteux.

400 km à Laval les 13 et 14 mai
On prend les mêmes et on recommence. La météo n'est pas encourageante, bien qu'ayant pris le départ le samedi à 14h, nous n'apercevons les premiers rayons de soleil qu'à 17h41. Bien que notre vue soit perturbée (l'un prend les pigeons pour des perdrix, l'autre une motte de terre pour un hérisson qui aurait dû regarder avant de traverser la route), nous arrivons à Peine Fougères à l'heure prévue. La nuit à l'auberge de jeunesse, et à 5h nouveau départ pour les 250 km restants. A part un coup de fatigue vers 9h et un nouveau peu après le déjeuner, je suis très satisfait de ce brevet. Un seul petit regret : nous avons passé 3 BPF que je n'ai pas encore validé, mais n'ayant pas d'arrêt programmé, il me faudra revenir. A l'arrivée, c'est avec beaucoup de satisfaction que j'ai apprécié les félicitations générales sur la régularité assurée durant ces 2 journées. Nos rôles étant bien établis, comme écrit précédemment, Jean-Philippe me freinant dans les montées et me tirant dans les descentes, aidé par le groupe qui me pousse; la recette est simple.

280 km de ballade vers Cancale le 26 mai
Pour parfaire ma condition, je profite d'un jour de congés pour faire l'aller - retour de Bonchamp à Cancale soit 280 km et pour pointer les BPF ratés lors du brevet de 400 km. C'est ainsi que je tamponne ma carte de route à Fougères le matin, Cancale à 13h puis Vitré en fin d'après midi. J'ai laissé Combourg en attente car nous y ferons étape déjeuner lors du 600 km en juin. Il me restera à repasser à Paimpont pour terminer le département d'Ille et Vilaine. Cette journée fût agréable sans plus le matin, mais usante l'après-midi, le vent étant en permanence de coté.

A ce stade de la saison, j'en suis à 4500 km de parcourus, soit 1000 de moins que l'an passée à la même période. Je suis confiant quand à l'atteinte de mon objectif de l'année, bien qu'inquiet car depuis le début de l'année, je n'ai toujours pas compris pourquoi je ne suis jamais bien positionné sur mon vélo.

600 km à Laval les 10 et 11 juin
Pour ces 2 jours, nos préparateurs de circuit nous proposent 2 boucles de 300 km, l'une en Ille et Vilaine et le sud Manche, la seconde en Sarthe et Maine et Loire, au départ de Laval. 31 cyclos sont au départ du samedi, dont 1 audax lavallois qui ne prévoit pas de participer le dimanche. Nous déplorons l'absence d'un collègue malade la veille au soir. Le temps est au beau et la matinée se passe sans encombre. Après avoir frolé la capilale rennaise par le sud, le déjeuner est pris à Combourg, où j'en profite pour valider ma carte BPF. Dès le départ l'après-midi, je ressent une douleur au tendon d'achille gauche. Je laisse ma place de capitaine de route pour aller me reposer au coeur du peloton. L'après-midi, nombre de participants souffrent de la chaleur et du relief très accidenté en fin de parcours. Le diner est pris à Ernée ou tous se retrouvent pour finir la journée vers Laval ensemble. Je décide de ne pas poursuivre ce brevet et de me consacrer au repos afin de ne pas mettre en péril ma participation à Paris Brest Paris dans 1 mois.
Dimanche, notre collègue remis de son malaise et 2 Audax lavallois prennent le départ avec les 28 présents la veille pour parcourir le sud Sarthe et le nord du Maine et Loire, et y découvrir quelques chateaux et villes. Cette journée se déroule sous une chaleur assomante, mais tous arriverons à Laval, plus ou moins fatigués.

L'épreuve, du 3 au 7 juillet

Oui, il s'agit bien d'une épreuve.

Bref résumé
km 0 : départ à 22h de Monthléry, sous escorte
km 200 : début d'inflammation du genou droit
km 280 : premiers soins auprès de l'équipe médicale
km 435 : départ sous la pluie de Langueux. Elle nous arrose une bonne 1/2 heure
km 520 : en voyant le viaduc de Morlaix, un peu d'émotion et cette pensée : "je vais réussir"
km 568 : je demande un bon de sortie pour donner le bonjour à quelques parents
km 621 : début d'orage, entrée dans Sizun sous un déluge
km 622 : bonjour Gladys; l'arrêt à Sizun est gaché par ce déluge. Nous repartons sous la pluie
km 660 : l'arrêt programmé nous passe sous le nez, car simplement supprimé par le capitaine de route
km 672 : je m'arrête avec d'autres cyclos pour me couvrir et me réchauffer, la pluie ayant faibli
km 830 : j'apprend l'abandon de Jacques à Dinan
km 1050 : un cyclo nous fais part de son indignation. son vélo est tordu, quelqu'un a du sauter dessus (les initiés comprendront)
km 1144 : je ne peu plus m'asseoir sur ma selle km 1194 : arrivée au stade de Montlhéry. 21,8 km/h de moyenne et 9200 m de dénivelé

Le déroulement de la semaine
Tout d'abord, la préparation du matériel et des bagages avant le départ. Etre sûr de ne rien oublier, s'organiser pour ne manquer de rien. il faut donc faire le tri et je supprime mon imperméable de ma liste. La période orageuse annoncé ne m'inquiète pas trop, car après la pluie vient le beau temps et tout devrait vite sécher. Je rejoins André, Bernard, Jacques et Jean-Philippe à Laval d'où nous partons lundi midi. Nous sommes sur les lieux du départ vers 15h et nous rendons aussitôt au contrôle du matériel. La fin d'après-midi est consacrée aux derniers préparatifs avant un diner pâtes. Avant le départ, présentation des organisateurs et des accompagnateurs, et communication des consignes de route.
Nous sommes 151 à prendre le départ de Montlhéry à l'heure prévue le jour J.

L'escorte est composée d'une voiture ouvreuse, 6 motards (réduite à 4 à compter du 2° jour, 1 véhicule d'assistance mécanique, 1 d'assistance médicale, 1 vidéo, et 2 transports de bagages.
La 1° nuit se passe dans de bonnes conditions météo, mais je ne suis pas très détendu. Il me faut me familiariser au groupe, à la nuit. Je rencontre mes premiers besoins de sommeil peu après l'arrêt repas, vers 5h. De nombreux signes de fatigue me tiennent juisqu'en fin de matinée, et je ressent des douleurs à un genou en milieu de matinée. Le groupe est mené à bonne allure et le groupe roule en respectant les règles Audax et sans besoin de s'arrêter car l'escorte motorisée gère de main de maitre la circulation automobile. L'arrêt repas de Domfront m'est bénéfique, et j'en repars reposé. Nous y avons été accueilli par quelques lavallois venus sur place. L'après-midi est chaude, mais pas trop car le ciel est toujours voilé de nuages. Dès 13 h, je pars faire connaissance avec l'équipe médicale qui me soulage avec de l'anti-inflammatoire appliqué localement. Je maintiendrais son application régulière jusqu'à l'arrivée. Dans l'après-midi, les bonnes pratiques sont vite oubliées par les participants et les capitaines de route se laissent déborder. Les règles AUDAX ne sont pas respectées par nombre des participants qui s'entassent sur la largeur de la route dans les montées. Coté capitaines de route, la vitesse n'est pas assez modulée en fonction du relief, les horaires pas bien respectés, et certains arrêts raccourcis pour récupérer le retard. Tout ceci crée des "dégats" et quelques uns sont laissés à la dérive. Les derniers atteindront l'hÖtel 2h après le groupe. La nuit étant courte, elle le sera d'autant plus pour eux, et le lendemain sûrement plus difficile.

Le départ de Langueux se fait sous une pluie d'orage qui nous arrose près d'une heure. Le soleil n'est pas très loin durant la matinée, mais il n'apparait clairement qu'en fin de matinée. Lors de notre arrivée à Morlaix, mes craintes de ne pas réussir à cause de ma mauvaise position sur mon vélo et mes douleurs au genou disparaissent. Ici, je rentre "au pays", les routes parcourues en fin de matinée sont celles que j'ai beaucoup fréquentées à mes débuts dans le vélo. Un brin d'émotion, nous traversons Landivisiau sous un tonnerre de klaxon de la part de nos accompagnateurs pour travaerser la ville le jour du marché puis nous atteignons Landerneau puis Brest. Après notre pause déjeuner, nous entamons le retour sous une chaleur torride. Malheureusement, la météo change vite et au bas de Sizun, l'orage gronde, quelques grosses gouttes et sans avoir le temps de se couvrir, c'est le déluge. Chacun se débrouille pour trouver un abri. Le hall de la pharmacie sera le mien et je me presse de chercher ma nièce avec qui l'on s'est donné rendez-vous. Cet arrêt quelque peu gaché, nous reprenons la route sous la pluie pour passer le Roc Trévézel. L'orage continue à se déplacer avec nous et nous sommes sous la pluie jusqu'à l'arrêt de Belle Ile en Terre. La fin de la journée est fraiche mais nous permet de nous sécher légèrement avant de rejoindre l'hôtel de Langueux.

Pour la 3° journée, le temps reste doux, le parcours est très accidenté et la matinée très difficile. L'allure est menée de façon anarchique et les plus fatigués lachent les uns après les autres. Quelle déception pour moi d'assister à une telle démonstration de la part des organisateurs qui sont ceux-là même qui édictent les règles Audax. A l'approche du déjeuner à Domfront, nous retrouvons quelques supporters lavallois qui nous tiendrons compagnie pendant l'arrêt. Dès le déjeuner pris, nous apprenons que nous repartons tout de suite, soit après seulement 1 heure d'arrêt. Pas même le temps de faire une petite sieste pour moi, mais à peine le temps de prendre le dessert pour les derniers arrivés. Mais après quoi court donc le capitaine de route ? L'allure cet après midi sera tout aussi déroutante. lors de la première étape de 68 km, nous avons 20 mn de retard à Carrouges, mais rattrapons 10 mn dans les 20 derniers kilomètres avant Sées, et les 10 autres durant les 34 km de la dernière étape vers Mortagne, soit à une allure proche de 26 km/h ! Nous nous consolerons en profitant de l'accueil qui nous est réservé à Mortagne, et en y dégustant le boudin.


les Audax Lavallois, comme une grande partie du peloton, ont revêtu les couleurs de ce Paris Brest Paris

La dernière journée à failli ne pas commencer à l'heure. Un mauvais réglage du réveil, 2 compagnons de chambre qui partent sans nous réveiller, nous étions 3 à rester au lit. Mon réveil inopiné à 3h nous a permis d'être à l'heure pour le petit déjeuner puis au départ. Les capitaines de route redoublent de vigilance pour tenir l'allure prévue et éviter de perdre d'autre cyclo au cours de cette matinée. Lors du dernier arrêt à Epernon, quelques consigne ssont données pour assurer l'arrivée groupée. Dès le départ, je ressent une douleur au siège et ne ppeu plus m'asseoir. Ces 50 derniers km sont un vrai calvaire et c'est avec une grande satisfaction que nous rentrons sur le stade de Montlhéry, le "travail" accompli.

Après la douche et le déjeuner, il ne nous rest qu'à rejoindre Laval où nous arrivons vers 19h.

Premières conclusions : ce fut bien difficile, mais moins que je ne le craignais. Il me reste tout de même beaucoup de travail à accomplir pour être fin prêt pour le même raid en randonneur l'été prochain, à commencer par me soigner et chercher les causes de mes difficultés de positionnement.

Merci aux organisateurs pour les photos disponibles sur le site UAF.

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