3° journée : Loudéac - Mortagne au Perche soit 310 km




Jeudi 23 Août, 3h30 : Loudéac

Nous allons diner et nous retrouvons Marie Hélène, Francis et Rémi qui sont prêts à aller se coucher. Ils me réservent une place au dortoir mais comme il faut que j'y aille avec eux et que j'ai encore ma douche à faire, je leur dit d'y aller sans moi pour ne pas les retarder. De ce fait, je décide de passer la nuit dans la voiture et je gagnerai ainsi un peu de temps de sommeil. 230036 Après 2 bonnes heures d'un sommeil profond même pas perturbé par les trombes d'eau qui tombent, je me réveille fatigué bien sûr, mais sans appétit. Je fais quelques pas à l'extérieur et reviens complètement démoralisé. Les douleurs à mon tendon sont terribles et je ne peux pas imaginer pédaler dans ces conditions. Plus de 5mn de pleurs et de douleurs, je vois l'aventure se terminer ici en pleine nuit. Je ne peux pas abandonner comme celà, il faut au moins que j'essaie de pédaler avant de renoncer. Je vais prendre un petit déjeuner (café et 2 parts de cake), puis je prend mon vélo. je téléphone à Sylvie qui est restée dans la voiture pour lui dire que je viens de partir. il est 3h55.
Je quitte Loudéac seul, et je retrouve quelques cyclos en route. Durant cette étape vers Tinténiac de nombreuses questions me viennent en tête sur la manière dont je vais pouvoir mettre mon site à jour avec ce rêve brisé. Et puis, la contre pensée avec la réussite de cette fête à laquelle l'invité principal n'a pas daigné participer: le soleil. Comment peut elle être réussie dans ces conditions ? Notre fête à nous et à tous les amoureux de PARIS BREST qui sont ou ne sont pas sur les bords de la route est un peu gachée. Et tout ce qui se passe dans ces moments et qu'il est impossible de transcrire avec des mots.

A TINTENIAC, je me rend au service de soins ou je bénéficie d'un massage qui me permet de poursuivre la route. Auparavant, un bon petit déjeuner durant lequel je rencontre Dominique Lamouller et son frère qui totalisent 32 PBP. Je les reverrais d'ailleurs en route. Sur la route de Fougères, encore de la douleur, des questions et la décision de demander au service médical les risques encourus. Je crains la rupture de tendon et je ne poursuivrais pas ma route si celui-ci est avéré.

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Jeudi 23 Août, 12h40 : Fougères

231238 A mon arrivée je croise quelqu'un qui a bien anticipé sur la météo. Le vent à l'aller n'a pas du lui faciliter la vie mais au moins il est à l'abri de la pluie. Je me rend rapidement auprès du service médical où je retrouve le kiné qui m'a soigné à l'aller et lui pose la question sur le risque de rupture du tendon. Le kiné et le médecin m'assurent qu'avec des tendons "de jeune fille" comme les miens, la douleur me fera peut-être arrêter, mais la rupture n'est pas à craindre. C'est donc rassuré que je les quitte. 231330
Dès la sortie de la ville, une nouvelle averse m'oblige à bâcher et à rentrer ainsi en Mayenne. Heureusement qu'elle ne dure pas, ce qui me permet de montrer la maillot des Audax lavallois jusqu'au prochain contrôle. 231426 Durant cette étape je retrouve un petit air de la fête qui nous était promise durant 4 jours. Après avoir salué M.et Mme ROGUE à La Tannière, comme promis sur le forum, je rencontre tous ces jeunes qui sont là pour nous apporter leur soutien. 231512
Pour eux aussi, c'est la fête et on voit sur leur visage le regret de nous voir passer sans nous arrêter. Avec le remplissage des bidons, les gateaux, parfois le café, tous les ingrédients sont réunis pour nous éviter le fringale. 231523 231536 231633
231631 N'ai-je pas bien lu le réglement ? Je n'avais pas vu que l'on pouvait avoir son assistance sur le vélo. Je tairai donc le n° de plaque pour éviter quelque pénalité à ce cyclo.


Jeudi 23 Août, 18h15 : Villaines la Juhel

Cet après-midi fut agréable, et c'est sur un bon rythme que j'ai traversé le département. A mon arrivée à Villaines, la foule est nombreuse et accueillante. Je suis encouragé et accueilli par Sylvie et des amis de Laval et de Changé 72. Dans la salle de contrôle je retrouve Jules venu attendre et encourager ses copains de club qui ne devraient pas tarder à arriver. 231814 231820
J'avais prévu un arrêt court de 3/4h pour un repas léger à 16h50. Comme il est déjà 18h30, je décide de prendre un vrai repas pour reconstituer les réserves afin d'atteindre Mortagne où je dois passer la nuit. Et une nouvelle fois, c'est avec Jean-Louis que nous prenons notre repas. 231842 231919 C'est donc après un peu plus d'1h d'arrêt que je reprend mon vélo. Je roule beaucoup seul jusqu'à Fresnay ou je retrouve le groupe de Montauban de Bretagne avec lequel je fais quelques km. Leur rythme est beaucoup trop élevé pour moi et je préfère les laisser filer que de m'accrocher. Après Mamers, l'état lamentable des routes est très usant. j'ai l'impression de ne pas avancer et j'ai du mal à trouver une position satisfaisante sur la selle.


Mercredi 23 Août, 23h45 : Mortagne au Perche

J'ai compris dès hier qu'un plan de route n'a plus d'intérêt quand il n'est pas tenu. Les retards s'accumulant, je n'ai donc pas changé ma feuille pour la journée ce qui pose tout de même quelques interrogations sur le chemin restant à parcourir. C'est avec plus de 2h de retard accumulé dans cette journée que j'arrive au contrôle ou je croise Francis de Gorron. La nuit sera courte. 232344 232357 En prenant un léger repas, je fais l'analyse de la journée restant à passer. En maintenant une marge de sécurité de 2h, je peux attendre 5h30 pour partir. Un brin de toilette et je m'installe à nouveau dans la voiture pour un sommeil bien mérité.

Bilan : Prévu 17h20mn, Réalisé en 19h50mn; Que c'est dur, mais que c'est agréable de voir tous ces passionnés sur les bords de route.

4° Journée : Mortagne au Perche - Guyancourt